mercredi 2 octobre 2013

195-



Que ma main te guérisse...Te fasse revenir, te redessine un visage béni. Pour mes fautes, mes projections déviantes. Mon amour détruit. Je tiens l’arme qui te ramènera à cette vie. Celle qui éteindra les paroles comme des braises. Brûlant lentement ma raison. Les intentions les meilleures. Peu à peu dégradées, réduites aux ombres. Projections déviations...Implosions. Qu’elle te caresse, effaçant les blessures. Douleurs indescriptibles que je n’ai su t’épargner.

mardi 1 octobre 2013

194-

Puis qui revient vers moi, envahissant, remplissant mon cerveau de nouveaux scénarii.
 
C'était pas compliqué...Un de trop, un murmure inutile. Au chevet des substances, à la portée de tous...Parce que rien n'est franchement clair. La naissance par exemple...La naissance on s'en branle...A la portée infirme. Ce qu'on s'enfile mérite pas ça. La douleur mérite mieux. Mais l'imposer aux autres à leurs chagrins...Franchement...Le sang de leur sang...And the whole shooting match...C'était pas compliqué.  De nous deux...Pas de place...Que voulez-vous de plus ? Chair contre chair...Le fruit des entrailles et voilà.
 
Ça devient une histoire banale de cancer ou de tox. De paroles avalées.  De "qui suis-Je ?"...A ton avis ? A quel point c'est dur...Toxs en bande en groupe...Si nombreux que c'est inutile d'en jeter davantage à la face. Au démarrage y avait l'envie d'un monde d'une cité en partance.  De personnes à la marge. De leurs confessions dissimulées. Elles devant moi derrière. Au démarrage c'était ça. Des cas limites et le meurtre. Du sang de la bête morte...Que la main guérisse de ses réserves.
 

jeudi 26 septembre 2013

193-

Celui qui rend à Karl sa parole...Que j’entends alors murmurer des prières, des éclats de sa guerre.
 
Dès l’évasion acquise, encore tradition rêvée. Et puis des prisons, des prisons. Ces tentatives d’y voir un message, alors que c’est niet, peanuts.  Alors que c’est un cercle fermé. Une irruption  lointaine et dévoreuse  de première fois. Ou Prophète à deux balles. La ruine et c’est tout. Comme le désarroi, sur les bords positifs. Alors que c’est non. La partie des eaux disparues, en une seconde sous des fixes.
 
Là disparaît privation du vrai
Consternant d’impureté
Mais le pur franchement...
 
Comme une langue refondue dans ces fondations relevées. De nuits fluctuantes à des comptoirs inaugurés. On tisse on emporte on disparaît.
 
De la lumière dans le sillage
Et c’est tout
La casse est la tombe
 
Toujours reconstruire. Plus dense plus large. Et la lumière, la lumière y tombe. De ses mots imprégnés, difficiles, d’une vie  d’errance entourée. Il faut sortir par l’exil incertain. Déposer dans ces murs une vie sans témoins.

 

mercredi 25 septembre 2013

192-


Celui qui me parle, passager toxique, itinérance et larmes impossibles. Les yeux secs de Karl, éteints comme des ampoules mortes. Grillées par les scènes convulsives.
 
C’est assez d’être ainsi énervé. De s'abîmer contre des tristesses et dans ce puits de lumière,  d’attendre la fosse. La puissante insulte. Ecrire sa propre histoire quel risque étrange...L’éclat d’un cierge bien droit, comme une offense foudroyante. A brandir dans une nuit épaisse. A couper la tempête, des incrustations ou la mémoire des reliefs. Matrice de l’esprit nouveau...Plus rien à foutre du temps. Comme teinté dans la masse. Un putain de bloc ciment : cogne, cogne ! Tes mains vont saigner. Pour Céline...Son malheur est partout, à ne pas suivre. Seulement à pleurer aux seuils composites. Un ton coupé des yeux revenus, les tiens que tu perds peu  à peu.
 
Et des squares,  au béton bientôt coloré, il sera revenant. Pièce unique, alumineuse aux cheveux. il y  a ce partage de l’usure.  Les inventaires qui tuent et ce pigment d’alcool. Tu deviens une pierre liquide.

mardi 24 septembre 2013

191-

Malgré les coupures…Les faillites précipitées, un rien s’immobilise. Une peur bleue. Malgré les écarts…La tête jamais vraiment libérée. J’ai dû tenir, accumuler des pages. Les retirer en ligne. Vertu solitaire…Vertige de merde.  Son écho dans la poitrine. Comme la douleur. Compagnie difficile à raisonner. Son cortège lancinant qui semble me pousser vers...Finalement la seule chose concrète.  De son air catastrophé. Après avoir trop bu, observant ses mains…Les oiseaux…De vagues vérités.  Et les toits en dernier ressort.
 
Sa vie que je tente de recoudre. De rattacher à ma peau, à mes souvenirs. La greffe de ses lambeaux sur mes manques. Ce visage incrusté. Façon d’une Femme nue et allongée. Homme et femme.
 
Sainte face. Sainte famille…I’m through with you. Rejoindre ainsi la solitude, que l’on prend dans la gueule…Comme une invocation. Une prière dans le vide. Sauvagement obtenue. Et puis c’est trop différent…On finit par l’admettre. Un peu tard. Devant une œuvre, une bière... Autre chose. On en termine, dans ce climat devenu sec et froid… Avec les fausses adresses, ces murs grattés laissant apparaître les dates. Leurs effets délétères qu’aucune parole ne pourra...Encore moins sortir de la tête. Refuser de l’entendre… I’m through with you... J’en ai fini avec toi. Dans ce monde. Seulement dans celui-là, mon amour. Dans ce monde, je commence mon histoire avec celui qui t'a ôté la vie.

lundi 23 septembre 2013

190-

A l’hécatombe nul n’est préparé. De ce chemin des morts, sillonnant ville et jardins, nul n’a jamais ramené autre  chose que sa fin. Autre chose que des ombres, qui deviennent compagnes des jours, cauchemars la nuit. Sans que les mots nous unissent, nous aient seulement donné une chance de le faire. Le corps maternel devenu comme un voile imperceptible. Traversant murs et conscience. Les sensations charnelles, le touché, évaporés dans ce théâtre noir. Antichambre et malaises. Celui-là je ne l’ai plus vu... Il m’a été arraché. Dérobé pour la bonne cause. Celui de Céline, en revanche...Je l’ai vu. De la vie à sa mort. Sa beauté jusqu’aux tréfonds de la chair. Sa vie dangereuse.

samedi 21 septembre 2013

189-


Le genre de détournements qui me propulsaient avec une telle facilité dans l’univers de Karl. De l’avoir trouvé sur ma route relève de ces hasards malheureux. Mais irrésistibles. Alors finalement ces voix, venant se poser sur ma raison, le déroulement rationnel du temps, m’ont servi. Déréglant jusqu’à l’absurde...Déréglant jusqu’à l’overdose, l’enfance oppressée, oppressante, la mort si présente, que j’en connais le goût - âcre, étrangement sucré, écœurant – et la vie d’adulte sur les pas de mon père, saint parmi les saints. Travailleur parmi les travailleurs. Dissimulateur parmi les dissimulateurs. Mais ça n’a servi à rien qu’il me la cache. Ca n’a servi à rien, sauf peut-être à me rendre si triste. De ce silence. De cet aveuglement. Chambre noire...Dans laquelle déjà un corps agonisait.